Expositions sur les cheveux

exposition culturelle

cheveux chéris

Une exposition culturelle a donné à voir images & sculptures représentant les chevelures ainsi que différents objets avec le cheveu comme matériau principal .

Les cheveux ont été abordés en premier sous l’angle de la frivolité puis montrés sous celui du trophée dans un passage qui allait de l’image vers la matière, de l’attirant vers le repoussant, de la vie vers la mort.

Élément organique donné à toutes & tous, ce poil de tête (de nombreuses langues, comme l’anglais, ne différencient pas poil & cheveu ) présente ses transformations d’une époque & d’une région à l’autre.
Marqueur social essentiel mis au service de l’apparence, sa puissance symbolique en a fait un outil de dialogue entre les civilisations. L’exposition nous a livré des pièces appartenant aux Papous de Nouvelle-Guinée ou aux ethnies amazoniennes & des œuvres du moyen-âge au XXème siècle.

Ainsi la superbe « Sainte Marie-Madeleine«   d’Ecouis voisinait avec une impressionnante série de buste en bronze de Charles Cordier représentant des types de coiffures non occidentaux opposée à celle des bustes en marbre blanc des rois & reines de France.

La longueur de cheveux sur le crâne était évoquées dans les sculptures d’un prêtre d’Isis du IIème siècle avant J-C ou d’un empereur romain du IIIème siècle, comme dans les portraits des rois des Francs & dans les photos de Samuel Fosso. La signification donnée à cette longueur allant du choix politique pour Picasso au coutumes sociales du deuil pour la femme malgache.

La couleur était bien sûr abordée opposant brunes et blondes dans des « clichés » au deux sens du terme.
La mise en forme de la chevelure questionnait la dualité discipline/indiscipline d’un genre à l’autre.
Les coiffures sculptées des africaines photographiées par J.D.’Okhai Ojeikebe répondaient parfaitement à « l’Aurore » en marbre blanc de Denis Pierre Puech.

La perte, acceptée ou subie, des cheveux est traitée sous plusieurs angles. Colliers de deuil, cheveux d’initiés & ouvrages en cheveux dialoguent sur le thème du don alors que les images de femmes tondues de force témoignent de la violence que cet acte engendre. La calvitie due à la vieillesse clôt cette première partie de l’exposition.

Il y a eu aussi deux d’expositions scientifiques consacrées aux cheveux.

exposition scientifique

exposition scientifique

Celle organisée par la Cité des sciences et de l’industrie : « Le cheveu se décode » du 12 juin 2001 au 6 janvier 2002 se divisait en cinq parties :

 1) Entre vie et matière : Une exploration de la vie, de la structure  & des propriétés physiques du cheveu.

 2) La science du produit : Les tests auxquels la chevelure est soumise pour mesurer l’efficacité des  produits destinés à la protéger, l’entretenir, la soigner ou la transformer. Le partenaire étant L’Oréal, parce ce qu’il le vaut bien…

 3) Le salon des métamorphoses : Un espace pour changer de tête.

 4) Les cheveux dans le monde: Une analyse de la coiffure dans la diversité de ses expressions telles que les chansons, les poèmes, les images ou les expressions populaires.

 5) Les objets du cheveu : L’émotion, la surprise ou la nostalgie face aux accessoires, aux parures, aux bijoux, aux outils liés aux cheveux.

Celle du Palais de la Découverte  » Le cheveu se décode » du 14 octobre 2011 au 26 août 2012 était une sorte de copier/coller de la première.

exposition scientifique

exposition scientifique

 » Ils accompagnent &  contribuent à l’apparence de chacun, ils constituent un phénomène autant biologique qu’esthétique, ils lient étonnement l’intime, le social & le culturel, les cheveux, tout à la fois familiers & mystérieux, dévoilent leurs secrets & leur richesse. » 

De la vie à la matière passées au microscope jusqu’à la science & la recherche la plus avancée autour du cheveu en passant par un panorama des modes & des cultures, cette exposition ludique & interactive, présentait, à travers toute une série de dispositifs originaux, le monde foisonnant qui vit sur nos têtes & répondait à toutes les questions que l’on se posait sur nos cheveux.

Une exposition arts & cinéma sur le thème de la couleur des chevelures a également été montrée.

exposition Brune blonde

exposition Brune blonde

Du 6 octobre 2010 au 16 janvier 2011, la Cinémathèque française a présenté  » BRUNE BLONDE ».
Une installation de cheveux roux d’Alice Anderson  recouvrait une partie de la façade de la cinémathèque & se prolongeait à l’intérieur.

Cette exposition arts & cinéma se parcourait en cinq étapes :

1) Le mythe : Dans la peinture, dans la photographie & au cinéma, la chevelure nourricière de l’imaginaire.

2) Histoire & géographie de la chevelure féminine : L’impérialisme de la blondeur, dont le cinéma s’est fait le porte parole au XX ème siècle et la montée en puissance de nouveaux modèles aux cheveux noirs, montrent comment les codes de la beauté capillaires sont perméables aux équilibres géopolitiques. Outre la couleur, la longueur des cheveux prend sens avec les mouvements d’émancipation des femmes.

3) Gestuelle : Celle liée à la chevelure féminine est représentée dans la tradition iconographique. Le cinéma s’en empare dès son  avènement & lui insuffle temps & mouvement. L’intimité que l’on ressent est présente aussi dans les photographies de certains artistes.

4) Les grands scénarios : La rivalité entre brunes & blondes est le plus classique. Le travestissement & la métamorphose sont les plus troublants. La relique & le fétiche les plus obsédants.

5) Cheveu-matière : Parure, masque ou fétiche la chevelure joue différents rôles.