Alopécie

L’absence de cheveux est due à une alopécie brutale ou progressive avec pour stade ultime la calvitie. Cette diminution de la densité capillaire est considérée comme résultant d’un vieillissement normal.

Mais ce processus peut être accéléré sous l’influence de paramètres génétiques, hormonaux, ethniques ou psychologiques.

Les hommes sont plus affectés par l’alopécie que les femmes. La perte irréparable de cet ornement parmi les plus précieux, qu’est la chevelure, entraîne souvent chez la personne qui en est victime un sentiment de mal être. Elle a un retentissement au niveau de l’amour-propre & de l’image de soi. Le cheveu peut révéler par son aspect lorsqu’il est visible, ou par son absence, une partie cachée de l’individu. L’état psychopathologique de la personne est trop en rapport avec lui pour qu’elle ne pense pas que ses variations ne se traduisent par son intermédiaire. La calvitie affecte aussi la relation aux autres. Il semblerait qu’être chauve diminue, par exemple, les chances de trouver un emploi.

Certains chauves  sont fiers de l’être, comme Socrate ou Synésios de Cyrène qui écrivit au IV siècle  « L’Éloge de la calvitie ». Il fut le précurseur des « dépoilés du vortex » qui se célèbrent chaque année dans différents pays.

Pourtant le nombre des solutions proposées de tous temps pour remédier à l’absence de cheveux permet de penser qu’elle fut & reste vécue comme une gêne. Nerfertiti avait son breuvage, Jules César se couvrait la tête d’une couronne de lauriers, Louis XIV imposait son style de perruque à la cour & aujourd’hui on a recours à la greffe de cheveux.

Une alopécie ponctuelle peut être à l’origine d’une oeuvre réalisée avec des cheveux.