Woolof

 

L »Universalité  des cheveux comme marqueurs sociaux  se lit chez les Woolofs comme chez les autres ethnies africaines.  Le statut social, l’âge & le sexe sont codés par les différentes coiffures qui ornent la tête des individus.

Jusqu’à 7 ans environ la tête  des fillettes est rasée facilitant les soins corporels . A partir de 8-9 ans les cheveux qui ont poussé sont réunis en petites queues ornées de perles. Puis lorsqu’elles sont suffisamment longues pour être tressées elles permettent aux jeunes filles de faire leur première coiffure.
Devenues femmes elles élaboreront des coiffures variées qu’elles orneront de cauris, pièces de monnaies & bijoux en or ou argent. Agées elles se feront un simple chignon ou des tresses & porteront systématiquement un foulard.

Pour les hommes le rasage est de mise de l’enfance à la vieillesse. Avant les aristocrates arboraient des tresses puis les turbans & les bonnets remplacèrent ces coiffures.

Pour les soins capillaires les femmes utilisent des produits naturels locaux tels que l’huile de palme qui nourrit & lisse la fibre capillaire, les fleurs d’hibiscus ou Bissap contre les pellicules, pour ralentir la chute des cheveux & les fortifier, le gombos qui nourrit & maintient les boucles, le lalo ( poudre de feuilles de baoba) qui hydrate & facilite le démêlage & le kaolin qui soigne les irritations & convient aux cheveux secs en leur donnant brillance, volume & souplesse.